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La parapsychologie
dans Signes & sens
L’intelligence du cœur
des professionnels de l’ésotérisme
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René Schwaller de Lubicz est un célèbre ésotériste du XXème siècle, connu surtout pour ses travaux sur l'Egypte et son symbolisme. Selon lui, la formule « Intelligence du cœur » était déjà connue dans l’ancienne Égypte, désignant cette potentialité que possède l’Homme d’aller au-delà de ses limites animales. Non seulement à l’aide de sa raison mais, surtout, avec sa sensibilité.
Une simple parole, un simple geste, une juste attitude suffisent parfois mystérieusement à re-dynamiser un être humain pour qu’il retrouve en lui des ressources insoupçonnées. Réparer un corps est fabuleux et la médecine fait certes des prouesses. Pourtant, l’Homme ne se résume pas à une mécanique, aussi exceptionnelle soit-elle. L’ésotérisme, quant à lui, s’intéresse à l’esprit de vie qui l’anime…
Le Grand Oeuvre
Selon René Schwaller, l'outil doit être de la nature de la chose qu'il veut travailler. On ne trouve l'esprit qu'avec l'esprit, et l'ésotérisme est l'aspect spirituel du monde inaccessible à l'intelligence cérébrale. Pour les ésotéristes, la véritable connaissance est issue de cette intelligence. Avec une telle intelligence, rien n'est plus occulte ni secret, bien au contraire. L’impression d’hermétisme est due à un excès de rationalisme. L'amour ne se décortique pas comme on démonterait une mécanique. Il a ses raisons que la raison ne connaît pas dit l’adage. Et c'est à ces raisons que s'adresse l’ésotérisme. Les alchimistes nomme ce travail le Grand Œuvre et celui-ci, toujours en mouvement, ne tolère aucun repos puisqu’il n’a aucun but, sinon celui de célébrer la vie.
Une intelligence intuitive
Il suffit de lire des passages de la collection « L’Initié », publiée aux Éditions de la Baconnière et écrit par un auteur anonyme, pour saisir la profonde humanité d’un professionnel de l’ésotérisme. Nul secret extraordinaire n’y est dévoilé, si ce n’est une sagesse immémoriale dans laquelle l’intelligence du cœur est présente tout au long du récit. Nul déguisement et langage inaccessible. Le lecteur est fasciné par l’apparent simple bon sens qui se dégage de ces pages. Encore faut-il, pour y être sensible, lâcher certaines résistances que la psychanalyse, cette science humaine qui traite de l’abstraction psychique, nomme rationalisation. D’ailleurs, si une de ces éminentes représentantes, Françoise Dolto, parlait de « l’image inconsciente du corps », elle n’était certainement pas dépourvue, compte tenu de son extraordinaire intuition, de cette intelligence dont font preuve certains initiés. On a traité parfois Jacques Lacan d’illuminé. Françoise Dolto lui avait avoué du reste ne pas toujours comprendre ce qu’il enseignait. Le psychanalyste de lui répondre de ne pas s’inquiéter puisque, lui dit-il, ce que je dis, tu le fais ! Il lui montrait ainsi que l’essentiel ne se trouve pas dans une volonté illusoire de tout vouloir comprendre et élucider. Son concept du Sujet-supposé-savoir exprime justement les limites d’une telle attitude…
Georges Faraud
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